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Home » Qui sommes nous » Communiqués de presse07/08/2006
La revente du timesharing : l’arnaque continueMadame B a demandé l’avis du CEC concernant un coup de téléphone reçu récemment d’une société espagnole. Cette société propose à Madame B de revendre son timesharing. Madame B n’étant de toute façon plus intéressée par son timesharing, trouve dans la proposition de la société espagnole une bonne opportunité de s’en défaire. Contre 3500 €, la société confirme à Madame B qu’elle fera le nécessaire pour la débarrasser de son timesharing. D’ailleurs, ce n’est qu’une question de temps. La société est déjà en contact avec une personne intéressée par le timesharing de Madame B. La photocopie d’un chèque avec signature est d’ailleurs envoyée à Madame B. Cette personne lui propose même un prix supérieur à celui auquel Madame B a acheté son timesharing quelques années auparavant. Alors, proposition trop belle pour être vraie ?
Le CEC met en garde les consommateurs : la revente du timesharing reste une arnaque courante. Une brochure, éditée par le CEC Espagne, est mise gratuitement à la disposition des consommateurs par le CEC Belgique (tel : 02 542 33 89 ou info@cecblegique.be). Elle sera également distribuée à l’occasion de la campagne d’information que le CEC Belgique mène dans les aéroports de Charleroi, Liège et Ostende. Nous serons présents cette semaine :
Timesharing et arnaques : Etat des lieux dressé par le CEC
Le timesharing, droit d’utilisation d’immeuble à temps partagé, est un produit de vacances qui a connu beaucoup de succès dans le passé. Des milliers de contrats ont été signés, rendant ainsi de nombreux consommateurs propriétaires de timesharing à travers l’Europe. Bien que l’achat de timesharing fait l’objet d’une législation européenne qui est d’ailleurs actuellement en cours de révision auprès de la Commission européenne, de nombreux problèmes sont apparus : les charges annuelles augmentaient d’année en année, il devenait de plus en plus difficile d’échanger sa semaine, la qualité des infrastructures diminuaient,…. Cette situation a amené de nombreux propriétaires à vouloir revendre leur produit. Tout un système s’est alors mis en place : plusieurs sociétés dites de revente ont vu le jour. Elles ne cessent d’ailleurs de se multiplier. La majorité de ces sociétés sont basées en Espagne. Le modus operandi de ces sociétés est le suivant : Elles contactent, voire harcèlent, les propriétaires de timesharing. Elles proposent à ces derniers soit de racheter directement leur timesharing, soit de le revendre à des personnes intéressées. Par la suite, soit ces sociétés demandent une commission préalable (une fois l’argent versé, la société disparaît dans la nature), soit elles demandent aux consommateurs de se rendre sur place, en principe en Espagne (une fois sur place, les consommateurs font l’objet d’un scénario bien rôdé, les amenant à signer un second contrat d’achat, au lieu d’un contrat de revente, et donc à payer, et perdre, à nouveau des milliers d’euros). Une autre technique fréquemment utilisée par ces sociétés pour mettre les consommateurs en confiance consiste à communiquer aux consommateurs les coordonnées de personnes satisfaites par les services de cette société. Il est bien entendu que ces personnes font partie de l’arnaque. Tous ces problèmes ont donné une mauvaise réputation au timesharing, en faisant ainsi un mauvais investissement à long terme. Le développement du secteur du voyage y est également pour quelque chose. Pour un prix équivalant aux charges payées annuellement, il est possible de faire un beau voyage à l’étranger. Suite aux nombreuses plaintes que le réseau des CEC reçoit depuis de nombreuses années, des contacts avec la police espagnole ainsi qu’avec Europol avaient été pris par le CEC Espagne afin de réfléchir à des moyens d’actions pouvant aboutir à l’éradication de ces pratiques illégales. La collaboration des CEC avec les services de police est toujours d’actualité mais les résultats sont souvent décevants car les sociétés de revente peuvent être apparentées à une organisation criminelle. Il est assez difficile de mettre la main sur les personnes se cachant derrière ces sociétés car celles-ci apparaissent et disparaissent très rapidement dans la nature, elles changent de nom en un rien de temps, l’adresse est souvent fausse,… A l’heure actuelle, il n’existe aucune société de revente fiable à la connaissance des CEC. La police espagnole l’a confirmé : le marché de la revente est inexistant. Le réseau des CEC déconseille fortement de signer un contrat de revente avec ce type de sociétés, et surtout, de payer quoique ce soit à l’avance. L’information préventive étant la seule arme réellement efficace, les consommateurs ne doivent pas hésiter à contacter le CEC pour poser leurs questions. Le CEC Espagne a d’ailleurs réalisé une brochure (en anglais) à l’attention des consommateurs. Cette brochure peut être obtenue gratuitement auprès du CEC Belgique (tel : 02 542 33 89, info@cecbelgique.be). Pour tout information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter. eap ![]() |